Sauvages Imaginaires

Métal, tissu, carton, plastique, bois, fourrure, plume : le Carnaval sauvage à Bruxelles est porté par un amour inconsidéré du matériau/récup’ qui donne à ses figures quelque chose de démesurément désordonné, dionysiaque et – étrangement ! – de la vérité nue de l’être humain. Elles nous scrutent. C’est sans doute la raison pour laquelle la photographe Fabienne Cresens les a capturées dans le noir et le blanc donnant l’impression que c’est la lune qui éclaire les étranges scènes du jour. La force expressive de la série Sauvages Imaginaires tient, pour partie, à ce que le geste de Fabienne Cresens relève d’une véritable opération de magie : il fait entrer les figures dans une dimension charnelle de l’image régie par les puissances joyeusement souterraines et célestes du sortilège.

Rimes visuelles orgiaques, il faut voir les créatures dévaler la ville. Elles débordent de partout, jusqu’à l’étourdissement et l’anéantissement de la matière et de l’espace, emboitant des réalités où les transmutations, les métamorphoses et les mondes originels – contenus dans toute chose dans la nature – fusionnent dans l’urbanité. Comme s’il existait un dialogue secret entre tous les éléments du vivant dans les jeux d’ombres tournés vers la lumière. Comme si tous les « contraires », la mort et la vie, l’astre du jour et l’astre de nuit, le masculin et le féminin, étaient enfin réunis. (Notes, novembre 19, Sylvia Botella)

Cette série est une ode à la liberté de penser, à la douce folie, à la résistance contre la pensée unique et l’uniformisation de la société, aux concepts alternatifs pour une survie planétaire, et à la différence.

EXPOSITIONS

BRUXELLES, Collectif de Santé La Perche, du 25 juin au 24 août 2021(be)

BRUXELLES à mes fenêtres de septembre 2020 à janvier 2021 (be)

DIJON, L’Hostellerie, du 15 septembre 2018 au 27 janvier 2019 (fr)

La Montée des Eaux

Avec les changements climatiques, le bonnet de bain symbolise d’une manière « absurde » la lutte de l’homme, vaine, ballottée par les pluies torrentielles, les vents dévastateurs, les tempêtes, les cyclones, les tsunamis…

De l’enfant à l’adulte jusqu’au point limite, du Nord au Sud, la désapprobation et l’indignation se mêlent aux bonnets vulnérables et anciens, des accessoires improbables et inefficaces face à la destruction puissante des éléments en furie.

Quand la nature disparaîtra, le bonnet fleuri sera le souvenir du jour
où les fleurs avaient leur parfum.

 Le visage défait, nu, ne séduit plus, il va à l’essentiel. Il peint la puissance de l’âme. Les limites s’estompent, les frontières se dévorent, faisant fuir les repères. Le masculin et le féminin s’affolent, s’entrechoquent, pour basculer dans le questionnement, l’incompréhension, l’attente, la colère ou l’effroi…

 

La série a débuté en 2009 et exposée pour la première fois en 2014.

Elle regroupe dorénavant une centaine de portraits, dont je remercie les modèles.

2018 : Théâtre des Doms, Avignon (fr)

2018 : Péniche Cancale, Dijon (fr)

2019 : Galerie Martine Ehmer, Bruxelles (be) – Dibond, cadres en bois recyclés et bâches

2020 : Centre culturel de Wanze (be)

La chronologie des expositions précédentes se trouve en bas de cet article

Dame Lily

Guillaume Dumont (théâtre)

Mathilde Laroque (danse)

Marc Galo (musique)

Plastic Bertrand (musique)

Laurence Vielle (poétesse nationale belge 2016/2017)

 

Lea Bayekula (championne de Belgique du 100 m athlétisme handisport)

Fabienne Cresens (photographie)

David Courier (journaliste culturel)

Missev Pistols (photographie)

Chergui Kharroubi (réalisation)

Victoria Malinjod (cinéma, théâtre, mannequinat)

Kevin Kdudjas (cinéma)

JP Rock (chroniques musique, théâtre)

Isabelle Schmidt (arts lyriques)

Pietro Pizzuti (théâtre)

Olivier Bonjour (cinéma, mime)

Melanie Isaac (musique)

Antoine Neufmars (théâtre)

Patryck de Froidmont (arts plastiques)

Ivan Tirtiaux (musique)

Jean-Luc Fonck (musique)

          

Matthieu Safatly (musique)

Françoiz Breut (musique, arts plastiques)

Frédéric Pauwels (photographie)

Philippe Jeusette (théâtre, cinéma, télévision)

Expositions permanentes : Bruxelles, Piscine Victor Boin (be), Avignon, Jardin du Théâtre des Doms, Avignon (fr)

2021 L’Art à mes fenêtres, depuis avril (be)

2020 : Centre culturel de Wanze – en extérieur (be)

2019 : Centre culturel de Tubize (be), Galerie Martine Ehmer, Bruxelles (be), Affordable Art Fair, Bruxelles (be),

Salon de la Photo, Paris (fr), Halles Saint-Géry, Bruxelles (be), Regards au féminin, Strasbourg (fr), Confrontations Photo, Gex (fr), Nuits des Arts, Roubaix – Librairie Autour des Mots (fr), Galerie De Lumière et de Vent, Carteret (fr), BOZAR, Bruxelles (be), Salon de la Photo, Paris (fr), Rencontres Photographiques d’Arlon (be), Maison des Cultures Saint-Gilles, Bruxelles (be), La Bellone, Bruxelles (be).

Extérieur : Péniche Cancale (extérieur), Dijon (fr), Théâtre des Doms, Avignon (fr), Domaine Divonne-les-Bains (fr), Rue Ravenstein, Bruxelles (be), Mois de la photographie de Dol-de-Bretagne (fr)